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La banque allemande BERENBERG BANK et le think tank bruxelleois THE LISBON COUNCIL viennent de publier une nouvelle étude sur le niveau de santé et le potentiel de développement des économies des Etats membres de la zone euro. Cette étude analyse et classe les Etats membres de la zone euro sur base de deux critères: d'une part à partir de la santé globale de leur économie (en niveau, overall health indicator), et d'autre part selon la capacité d'ajustement aux défis qui se poseront dans les années à venir (en évolution, adjustement progress indicator). L'analyse se base sur quatre catégories d'indicateurs: le potentiel de croissance, la compétitivité, la soutenabilité des finances publiques et la faculté de reprise. Les pays sont ensuite classés, par catégorie et par indicateur sous-jacent, sur une échelle de la vertue de 0 (mauvais) à 10 (bien).
Globalement, le Luxembourg se classe beaucoup mieux pour la santé globale de son économie (2ème ; score de 7,3) que pour sa capacité d'ajustement aux défis qui vont se poser dans les années à venir (9ème ; score de 4,0).

En ce qui concerne la santé de l'économie, le classement du Luxembourg est le suivant:
- pour le potentiel de croissance, le Luxembourg est classé 2ème parmi les Etats membres de la zone euro (score de 7,1) ;
- en matière de compétitivité, le Luxembourg se classe 8ème (score de 6,4) ;
- en matière de soutenabilité des finances publiques, le Luxembourg se classe 2ème (score de 9,2) ;
- pour la faculté de reprise, le Luxembourg se classe 6ème (score de 6,6).
En ce qui concerne la capacité d'ajustement aux défis futurs, le classement du Luxembourg est le suivant:
- le Luxembourg se classe 10ème en matière d'ajustement externe (score de 3,3) ;
- le Luxembourg se classe 15ème (score de 1,9) concernant la situation et pression fiscale à moyen terme ;
- le Luxembourg se classe 5ème (score de 6,8) en matière de l'évolution des coûts salariaux unitaires réels.

Source: Berenberg Bank / The Lisbon Council
Le succès du Luxembourg est notamment attribué à son ouverture vers l'extérieur et à son important centre financier, deux facteurs qui font en sorte que le pays puisse se permettre un niveau de régulation élevé (y compris sur le marché du travail). La robusté de ses finances publiques, sa forte croissance potentielle comparée aux autres Etats membres de la zone euro, ses soldes publics et le faible degré de consommation publique et privée sont considérés constituer les forces du Luxembourg. La trop forte régulation des services, une dépendence importante envers le secteur financier et un niveau de protection élevé sur le marché du travail sont considérés constituer les principales faiblesses de l'économie luxembourgeoise.
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